Julie ou la Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau

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Saint-Preux est le précepteur de Julie d’Etange, une jeune noble. Saint-Preux est une homme intelligent mais il est humble, il n’est pas noble. Il est seulement le tuteur de Julie. Cependant, il est amoureux de Julie et il lui écrit plusieurs lettres dans lesquelles il lui avoue son amour. Au début, Julie fait semblant de ne pas aimer Saint-Preux. Elle joue la froideur avec lui mais elle finit par lui avouer qu’elle l’aime aussi. Elle partage son sentiment.

Julie a une cousine, Claire qui est aussi son amie inséparable. Julie lui écrit, pour la supplier de revenir suivre les leçons de ce précepteur auprès d’elle. Claire comprend tout et tremble pour Julie. De platonique, la relation entre Saint-Preux et Julie prend un tour physique avec un baiser échangé dans le bosquet en présence de Claire. Alors Saint-Preux effectue un premier voyage en Valais, en Suisse à la demande de Julie qui craint que leur relation ne soit découverte.

Le baron d’Étange, le père de Julie, noble suisse, ancien mercenaire autoritaire et emporté, menace Saint-Preux d’accepter un salaire ou de cesser ses leçons avec sa fille. Saint-Preux quitte alors sa place et s’installe de l’autre côté du lac Léman. Peu après, Julie tombe malade, mais le baron d’Étange ne veut pas entendre parler de mariage avec Saint-Preux. Il fiance sa fille à M. de Wolmar. Il est le compagnon d’armes du baron d’Étange et lui a sauvé la vie. Julie devient la maîtresse de Saint-Preux mais elle a des remords. Sa cousine, Claire et Saint-Preux lui démontrent la responsabilité de la société dont les préjugés empêchent cet amour.

Milord Édouard, dont Saint-Preux avait fait la connaissance lors de son voyage en Valais, rend visite à Julie et Saint-Preux. Il leur fait découvrir la musique italienne. Mais Saint-Preux se rend compte qu’il n’est pas insensible aux charmes de Julie. Il est jaloux et  manque de se battre en duel avec lui. Après avoir renoncé au duel, Milord Édouard propose à Saint-Preux de se faire le champion de sa cause auprès du baron d’Étange. Mais ce dernier ne veut rien entendre. Après une explication avec sa fille, il la frappe et la blesse au visage. Bien qu’il se soit réconcilié avec elle, le père de Julie exige une séparation définitive et Saint-Preux doit partir.

En exil, Saint-Preux s’abandonne au désespoir. Milord Édouard offre un asile aux deux amants dans le duché d’York où les « sages lois » anglaises leur permettront de se marier. Julie refuse afin de ne pas couvrir ses parents « de douleur et d’opprobre » tandis que Claire avait résolu de rester avec elle quelle que soit sa décision. Tentant de se reprendre, Saint-Preux décide d’entrer dans le monde. Julie met en garde Saint-Preux, qui lui répond en dépeignant la vie parisienne, ses habitudes, ses mœurs conjugales, son théâtre et les Parisiennes de façon négative.

La baronne, la mère de Julie tombe gravement malade et Claire supplie Saint-Preux de renoncer à Julie. La baronne meurt et Julie est persuadée qu’elle est responsable de la mort de sa mère en dépit du caractère fort ancien de sa maladie. Le baron d’Étange rappelle sa promesse de mariage avec Wolmar à Julie. Elle lui répond qu’elle a promis à Saint-Preux de ne jamais épouser un autre que lui. Le baron d’Étange force brutalement Saint-Preux de rendre sa parole à Julie. Saint-Preux s’exécute et tout est fini entre eux. Julie tombe alors gravement malade. Elle traverse une crise religieuse qui la convainc de renoncer à Saint-Preux et de se soumettre à la volonté de ses parents. Julie épouse Wolmar. Elle a définitivement tiré un trait sur le passé et fait le serment de ne pas se remarier si elle devient veuve. Elle demande à Saint-Preux de ne plus lui écrire en se contentant de communiquer, dans les occasions importantes, par l’intermédiaire de Claire. Saint-Preux sombre dans le désespoir et songe au suicide. Mais il renonce à cette idée après s’être laissé convaincre par l’argumentation de Milord Édouard. Il fera, au lieu de cela, le tour du monde.

Julie n’a pas eu de nouvelles de Saint-Preux, parti faire le tour du monde, depuis quatre ans. Menant une vie paisible avec son mari modèle et ses deux charmants enfants, elle devrait être heureuse, mais le bonheur n’est pas au rendez-vous. Julie continue d’éprouver des remords vis-à-vis de Wolmar au sujet de sa relation passée avec Saint-Preux. Elle n’arrive pas à oublier Saint-Preux. Elle écrit à Claire et lui demande de venir s’installer avec elle. C’est précisément le moment où Saint-Preux réapparaît avec une lettre adressée à Claire où il lui apprend qu’il a terminé son voyage autour du monde et que, en chemin vers l’Italie avec Milord Édouard, il va passer la voir. Il demande également à revoir Julie, assurant que son amour pour elle est désormais de nature vertueuse. Wolmar, à qui Julie a fini par confesser sa liaison passée, écrit à Saint-Preux pour l’assurer de son amitié et l’inviter. Quand Saint-Preux leur rend visite, Wolmar lui propose de devenir le précepteur de ses enfants. Pendant une absence de M. de Wolmar de quelques jours, Saint-Preux et Julie font sur le lac une promenade qui manque pourtant de mettre leur vertu à mal.

Une catastrophe survient alors que Julie a sauté à l’eau pour sauver son fils Marcellin après qu’il est tombé dans le lac : tombée malade, Julie finit par succomber et meurt avec une très grande sérénité d’âme. Elle trouve mêm la force, entre ses méditations sur la vie et la mort, d’écrire une lettre à Saint-Preux que lui envoie Wolmar. Cette lettre révèle à Saint-Preux que Julie n’avait jamais cessé de l’aimer : « Je me suis longtemps fait illusion. […] Vous m’avez crue guérie, et j’ai cru l’être. » Claire envoie une lettre à Saint-Preux où elle lui avoue à son tour : « J’ai eu de l’amour pour vous, je l’avoue ; peut-être en ai-je encore, peut-être en aurai-je toujours », mais cela ne change rien à l’affaire car il ne saurait être question, pour elle, de commettre l’indignité et la lâcheté d’épouser Saint-Preux. Elle conclut en prédisant sa propre mort avant peu.